La Naturothèque prend place sur un ancien terrain agricole enfriché au bord de l’Etang de l’Olivier, à Istres. C’est à la fois un parc pédagogique permettant aux Istréens de découvrir la richesse des différents milieux (peupleraie, mare, colline sèche, reliquats agricole, jardin aux paillons,…), les ambiances paysagères et les vues offertes depuis les hauts de l’étang. La Naturothèque comprend aussi un programme bâti d’accueil du public, de ferme pédagogique et de pépinière communale.
L’analyse paysagère du site – milieux écologiques, essences botaniques, qualité des sols, trajets de l’eau et roubines-, a permis de dessiner un parc qui valorise au mieux les ressources présentes sur le site : préservation des sols de pleine terre, préservation des zones humides et de la végétation existante, installation du bâti sur pilotis le long d’une roubine pour impacter le moins possible les milieux, et glisser le bâti dans la topographie du site. L’architecture du projet fait corps avec le paysage.
Le projet architectural est dessiné de telle sorte que d’un point de vue lointain tout comme proche, les bâtiments s’intègrent au paysage. Les vues hautes permettent de lire une harmonie de teintes entre les matériaux choisis et les différents éléments constituant le paysage (la roche et les nuances des végétaux).
L’implantation sur une ligne topographique du site est mise en exergue par une architecture basse, de plein pieds, comme une ligne. Seule la Maison du Gardien surplombe l’ensemble par le maintien d’une architecture sur un étage, originelle à la bâtisse existante. Cette hauteur supplémentaire lui confère un rôle de bâtiment d’appel sur le site et de rotule entre les différents lieux de découvertes du site. Dans son prolongement, la Naturothèque s’implante sur le terrain par un léger surplomb créé par son architecture sur pilotis. En réponse à des nécessités constructives, ce dessin architectural confère au-delà le sentiment que le bâtiment serait comme posé sur le terrain.
La prise en compte des contraintes des labels tels que BDM ou BPOS, écologiques dans le dessin architectural est renforcée par les effets bénéfiques de régulations thermiques apportés par les structures paysagères du site. Depuis la Maison du gardien, une passerelle relie le bâtiment à la Naturothèque, cette passerelle et cet espacement entre les bâtiments permettent de conserver l’avancée existante de la zone humide (formée par la haie). Cette avancée végétale est en lieu et place d’une extension probable de la bâtisse existante, aujourd’hui donc envahie par des végétaux de type milieu humide. L’intégration de cette trouée végétale et la proximité de la haie avec les bâtiments participe ainsi à l’équilibre thermique des bâtiments par son apport de fraîcheur et d’ombrage.
Le choix des matériaux de constructions a été défini pour leur qualité environnementale et thermique, mais également pour leur qualité esthétique et d’intégration
visuelle dans le paysage. La ligne créée par l’ensemble des bâtiments de la Ferme pédagogique, la Maison du gardien et la Naturothèque, est soulignée par un dessin en façades rythmé par la structure bois des avancées de toitures de la Naturothèque et de la casquette d’ombrage de la Maison du gardien. Ce rythme est repris sur la même ligne par la clôture bois de la basse-cour, jusqu’au pignon du bâtiment de la ferme en bardage bois.


